poème 3

poème 3
UNE CHAROGNE


Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d'été si doux :
Au détour d'un sentier une charogne infâme
Sur un lit semé de cailloux,

Les jambes en l'air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d'une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d'exhalaisons.

Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
Comme afin de la cuire à point,
Et de rendre au centuple à la grande Nature
Tout ce qu'ensemble elle avait joint ;

Et le ciel regardait la carcasse superbe
Comme une fleur s'épanouir.
La puanteur était si forte, que sur l'herbe
Vous crûtes vous évanouir.

Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D'où sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.

Tout cela descendait, montait comme une vague,
Ou s'élançait en pétillant ;
On eut dit que le corps, enflé d'un souffle vague,
Vivait en se multipliant.

Et ce monde rendait une étrange musique,
Comme l'eau courante et le vent,
Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique
Agite et tourne dans son van.

Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve,
Une ébauche lente à venir,
Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève
Seulement par le souvenir.

Derrière les rochers une chienne inquiète
Nous regardait d'un ½il fâché,
Epiant le moment de reprendre au squelette
Le morceau qu'elle avait lâché.

Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
A cette horrible infection,
Etoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion !

Oui ! telle vous serrez, ô la reine des grâces,
Après les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses,
Moisir parmi les ossements.

Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
De mes amours décomposés !

# Posté le samedi 12 avril 2008 18:52

poème2

poème2
Maman m'a dit qu'il le fallait !!!
J'ai dix ans, je suis une petite fille,
je joue parfois avec mes amies,
pas souvent car je n'ai pas bien le temps.
Je vais à l'école aussi, pas tous les jours,
car je n'ai pas le temps.
J'aimerai bien aller au cinéma
voir les dessins animés,
mais je n'ai pas le temps.
J'aide ma maman aux taches ménagères
quand j'ai un peu de temps.
Je vois bien que vous vous demandiez
pourquoi j'ai si peu de temps,
j'ai si peu de temps parce que je travaille,
je travaille parce que maman a dit qu'il le fallait,
il le faut car nous sommes pauvres
et moi je peux ramener de l'argent à la maison.
Au début je n'ai pas bien compris
ce que maman me disait,
un monsieur très gentil est venu me chercher,
il a parlé avec maman,
maman m'a dit qu'il fallait que je sois gentille
avec ce monsieur,
qu'il avait donné de l'argent
pour que je le suive,
qu'il ne fallait pas crier,
pas se sauver,
que ce monsieur était très gentil
et qu'il me raccompagnerait plus tard, après.
J'ai demandé : "après quoi?".
Ne t'en fais pas a dit maman,
laisse toi faire,
c'est un monsieur de l'autre bout du monde,
il est riche, il veut passer un moment avec toi,
laisse toi faire, ne dis rien.
Alors le monsieur très gentil a pris ma main,
il me semblait qu'il la serrait un peu trop fort,
comme pour ne pas me perdre.
J'avais envie de pleurer,
pourquoi maman a dit qu'il le fallait,
pourquoi ce monsieur
qui se dit si gentil m'emmène loin de chez moi.
Dans la voiture,
le monsieur si gentil a mis sa main sur mon genou,
je lui ai ôté sa main,
pourquoi faire ça. Il a remis sa main
encore en me disant qu'il avait donné de l'argent à maman
pour avoir le droit de mettre sa main sur mon genou.
Je n'ai plus bougé,
maman a dit qu'il le fallait.
Nous sommes arrivés devant un hôtel,
j'avais la gorge toute nouée,
j'avais envie de pleurer.
Le gentil monsieur m'a tenu la main pour que je descende,
il l'a serré fort, trop fort, j'avais mal mais maman a dit qu'il le fallait.
Il m'a emmené dans sa chambre
le gentil monsieur,
il m'a dit de me deshabiller, moi,
j'avais honte,
je ne me suis jamais deshabillé devant un gentil monsieur
mais maman a dit qu'il le fallait.
Il s'est mis tout nu le gentil monsieur,
il était gras, il avait des poils partout sur le corps,
il avait son pénis tout dressé,
j'avais peur, j'avais envie de pleurer.
Il m'a demandé de le caresser le gentil monsieur,
de caresser son pénis tout dressé,
il m'a montré comment faire.
Il s'est couché sur moi le gentil monsieur,
j'avais peur, il m'écrasait, il a écarté mes cuisses
et m'a enfoncé son pénis dressé dans mon ventre,
j'ai crié, j'avais mal, je le repoussais mais il me tenait
et il continuait son manège sur moi.
Tais toi qu'il a dit le gentil monsieur,
j'ai payé pour toi,
tais toi, ta mère a dit qu'il le fallait.
Alors je n'ai plus crié, j'ai laissé couler mes larmes
sur mes joues, j'ai serré les dents et j'ai attendu.
Le gentil monsieur s'est enfoncé un peu plus en moi,
il a crié puis il s'est relevé.
"Va te laver "a t'il dit.
Je suis allée me laver,
j'avais du sang qui coulait sur mes cuisses,
un liquide visqueux aussi.
Je pleurais en silence,
ça ne devait pas être bien grave puisque maman avait dit qu'il le fallait.
Depuis ce jour j'en ai rencontré plein d'autres messieurs très gentils,
et voilà pourquoi je n'ai pas beaucoup de temps
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# Posté le samedi 12 avril 2008 18:48

poème

LA VIE ANTERIEURE

J'ai longtemps habité sous de vastes portiques
Que les soleils marins teignaient de mille feux,
Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,
Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.

Les houles, en roulant les images des cieux,

Mêlaient d'une façon solennelle et mystique
Les tout-puissants accords de leur riche musique
Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux.

C'est à que j'ai vécu dans les voluptés calmes,
Au milieu de l'azur, des vagues, des splendeurs
Et des esclaves nus, tout imprégnés d'odeurs,

Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes,
Et dont 1'unique soin était d'approfondir
Le secret douloureux qui me faisait languir.

Charles Baudelaire
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# Posté le samedi 12 avril 2008 18:46

Modifié le samedi 12 avril 2008 23:32

Lache ton blog

Lache ton blog

# Posté le samedi 12 avril 2008 18:39

pour mai amis

A chaque fois que je pense à toi avant de dormir, je ne ferme pas l'½il de la nuit.

A chaque seconde s'effeuille une fleur,
A chaque seconde naît une douleur,
A chaque seconde où tu n'es pas là...

Ah l'amour, l'amour avec toi... Une histoire bien trop longue pour être racontée sur ce petit coin d'écran...

Aimer, c'est donner rendez-vous au bonheur dans le palais du hasard.

Aimer, c'est trouver sa richesse hors de soi, je l'ai trouvé en toi.

Aimer et être aimé,
c'est sentir le soleil des deux cotés.

A quoi je pense ? Je pense au premier baiser que je te donnerai...

A ta place, moi aussi je serais amoureuse...

Attention, fragile ! C½ur à fleur de peau !

Avec toi, j'ai même découvert qu'il existait un huitième ciel... Merci.

Bien des choses comptent pour moi, mais la toute première, c'est d'être avec toi.

Canapé solitaire cherche compagnie. S'adresser à son propriétaire.

Certains ont des atomes crochus. Entre nous, je parlerais plutôt de fission nucléaire.

C'est seulement quand les corbeaux seront blanc
et que la neige sera noire
que ton nom s'effacera de ma mémoire.

C'est un inestimable fruit
qu'un baiser qui est pris
et rendu sans bruit !

Chaque baiser est une fleur, dont la racine est le c½ur.

Chaque jour, j'ai une pensée pour toi
et cette pensée dure chaque fois 24 heures...

Chaque soir, regarde le ciel et chaque étoile que tu verras
est un baiser que je t'envoie.

Charade : mon premier est un jeu, mon second est un thème...

Comment ne pas être fasciné par un lever de soleil
lorsque avec toi, je voudrais partager cette merveille.

Dans chacun de mes rêves, je ne vois que toi
Pourtant j'aimerai être dans tes bras
Pour te murmurer combien j'ai besoin de toi
Lorsqu'en silence, on s'aimera.

Dans la vie, chaque chose doit être à sa place
et la tienne est dans mon coeur.

Dans le ciel, il y a des milliers d'étoiles qui brillent
mais dans mon coeur, il n'y en a qu'une et c'est toi.

Dans le jardin de mon âme, mon c½ur est tout en fleurs,
grâce à toi, mon Amour, quand tu me parles bonheur.

Dans le jardin fleuri de tendresses écloses
nos rêves ont la fraîcheur des roses.

Dans ma vie, il y a deux choses : toi et la noix.
La noix, je la casse et toi, je t'embrasse.

Dans mon c½ur tu es enfermé
et pour t'obliger à y rester
j'ai perdu la petite clé.

Dans tes yeux une larme, sur tes lèvres un sourire, pourquoi tant d'hypocrisie pour me dire que tout est fini ?

Depuis que je t'ai rencontré, la ligne d'amour de ma main s'est prolongée jusqu'à mon coeur.

Depuis que je t'ai vue, je ne dors plus, j'ai les yeux bouche bée...

Depuis que je te connais mon coeur ne cesse de s'émerveiller.

Depuis que nous sommes intimement liés, il y a une gerbe de sourires dans mes pensées, un arc-en-ciel pour les jours de pluie, une féerie d'étoiles pour la nuit.

De quelle étoile es-tu venue pour m'emporter si loin ?

De savoir que je t'ai conquis,
je me sens épanoui,
tu sais, je tiens à te dire
que tu es la seule et unique que je désire.

Dès que je t'ai vue, je suis tombé amoureux... L'accident bête, quoi !

De toi vers moi, il n'y a qu'un pas,
ridicule, minuscule mais si plein de toi.
Je voudrais tant que tu m'apprennes à marcher.

Douces pensées troublantes d'amour,
mon c½ur pour toi vibre toujours.

D'une seule caresse, je te ferais briller de tout ton éclat.

Embellis le monde de tes nombreuses qualités,
c'est ce qui fait de toi une personne tant aimée.

En toute saison de ta vie, il y a au fond de ton c½ur une fleur que tu peux cueillir pour l'offrir à celui que tu aimes.

Es-tu passée pour être présente dans mon futur ?

Et maintenant, aimons-nous à toute vapeur comme deux trains lancés l'un contre l'autre sur la même voie.

Etre loin de celui que j'aime est la chose la plus difficile que j'ai dû affronter et pourtant quand je regarde mon âme, tout l'amour en resplendit, ramenant ton c½ur tout près du mien.

Et si on se faisait une pause tendresse ?



Goûte aux nombreux plaisirs de la vie, c'est ce qui égaie le quotidien et donne de l'entrain.

Hâtons-nous de saisir l'instant, le seul instant donné pour le plaisir.

Il aura fallu vingt ans à ma mère pour faire de moi un homme. Et toi, mon Amour, ça ne t'a pris qu'une heure pour faire de moi un fou !

Il est des moments où les distances sont vaines tant est réelle la présence de toi.

Il est plus facile de mourir que d'aimer.
C'est pourquoi je me donne tant de mal à aimer.

Il faut savoir apprécier le sentiment qui nous unit.

Il faut se ressembler un peu pour se comprendre, mais il faut être un peu différent pour s'aimer.

Il m'a fallu une minute pour t'aimer
mais je n'aurai pas assez de ma vie pour t'oublier.

Il n'est de grand amour qu'à l'ombre d'un grand rêve.
Et ce rêve, c'est toi !

Il n'y a pas de bonheur
sans ouverture du coeur.


J'ai beaucoup d'amis avec qui partager mon temps, mais avec toi, je peux aussi partager mon c½ur.

J'ai crédité d'un baiser notre compte commun. Je pense que ce petit dépôt doit être augmenté sans retard.

J'ai découvert mon rêve, celui d'être auprès de toi.

J'ai écrit ton nom sur le sable mais la mer l'a effacé,
j'ai écrit ton nom sur un arbre mais le temps l'a effacé,
puis j'ai écrit ton nom dans mon c½ur et il est resté.



J'ai envie de te sucer l'oreille tout en te caressant les pieds... Est-ce que tu crois que je vais bien ?

J'ai envoyé un ange pour te protéger mais il est revenu me dire qu'un ange ne pouvait veiller sur un autre.

J'ai le sentiment que tu as pris les clefs de mon coeur
et que tu t'es enfermé a l'interieur.



J'aime deux choses,
Toi et la rose,
la rose pour un jour
et Toi pour toujours.

J'aime la vie et toi, mais une vie sans toi, je n'y pense même pas.

J'aime le son de ton corps, le soir, au fond des draps.



J'aime quand tu me regardes dans la nuit,
comme un ange qui se dévoile
avec ton beau regard d'étoile,
ce regard qui m'éblouit.

J'aimerais bien qu'on observe une minute de silence en l'honneur de ton corps.

J'aimerais être une cigarette pour me poser sur tes lèvres et m'infiltrer dans ton corps


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# Posté le mardi 08 avril 2008 16:30

Modifié le mercredi 09 avril 2008 13:20